Jean Delville, L’école de Platon, 1898
Napoleon Sarony,  portrait d’Eugen Sandow, 1896
Edward Burne-Jones, Saint Marc l’évangéliste,1883
William Bouguereau  L’amour mouillé, 1891
Napoleon Sarony,  portrait d’Eugen Sandow 1896
Edward Burne-Jones, Phyllis et Demophoön, 1870
L’éphèbe de Sarrebruck
Wilhelm von Gloeden, Scènes antiques, ca. 1900
Gabriel Dante Rossetti Rêverie, 1880
Simeon Solomon, Bacchus, 186

Anarchie sexuelle, fin de siècle, II

Icônes de masculinité

L'homme moderne porte le noir, abandonnant à la femme les artifices du beau vêtement. Le degré d'évolution d'une civilisation se mesurant, affirment alors les sciences, à la capacité des sexes à se distinguer.

 

Dans ce contexte, comment expliquer l'engouement pour une esthétique androgyne ?

L'homosexualité fait peur; elle est affirme-t-on, une forme de dégénérescence psychique que les gouvernants eurent tôt fait d'assimiler à un comportement criminel.

 

Or, cette époque célèbre autant qu´elle condamne l´ambiguïté sexuelle masculine; la peinture fin de siècle se prêtant en premier lieu au jeu des confusions hypocrites.

 

On passera en revue quelques unes des grandes figures androgynes de  l'époque, dont les peintures de Simeon Solomon et les illustrations du livret de Salomé d´Oscar Wilde par le brillant Aubrey Beardsley.