Gustave Courbet, un peintre politique ?  

Du communard au proudhonien

Du principe de l'art e, Proudhon,  de sa destinatio sociale, 1875

Il est tentant de simplifier l'histoire, de la réduire à quelques grands narratifs à renfort de classifications et d'habiles étiquettes ; c’est ainsi que Gustave Courbet resta longtemps le parangon du peintre engagé.

 

A bien regarder, ses œuvres pourtant n'offrent à voir ni scènes anarchisantes ni paysages révolutionnaires. Et si politique il y a, elle est insidieusement distillée et subtilement violente, agissant par transgression du pictural et du social. 

Gustave Courbet, Bonjour monsieur Courbet ou  La rencontre, 1854

Exercice de débusquage de ses distorsions du réel et des conventions académiques, au profit peut-être de ses convictions politiques.

Gustave Courbet, Un enterrement à Ornans, 1849-50
Gustave Courbet, L’atelier du peintre, 1855
Gustave Courbet, Les Baigneuses, 1853
Bertall, La terrible Savoyarde, 1853
Gustave Courbet, Les paysans de Flagey (Le retour de la foire), 1849-50
La Carmagnole
Gill, « Courbet avant la lettre »
Gustave Courbet, Les casseurs de pierre, 1849
Gustave Courbet, Les demoiselles des bords de la Seine (été), 1857