Gustave Courbet, un peintre politique ?  

Du communard au proudhonien

Il est tentant de simplifier l'histoire, de la réduire à quelques grands narratifs à renfort de classifications et d'habiles étiquettes ; c’est ainsi que Gustave Courbet resta longtemps le parangon du peintre engagé.

 

A bien regarder, ses œuvres pourtant n'offrent à voir ni scènes anarchisantes ni paysages révolutionnaires. Et si politique il y a, elle est insidieusement distillée et subtilement violente, agissant par transgression du pictural et du social. 

Exercice de débusquage de ses distorsions du réel et des conventions académiques, au profit peut-être de ses convictions politiques.

Gustave Courbet, Un enterrement à Ornans, 1849-50
Gustave Courbet, L’atelier du peintre, 1855
Gustave Courbet, Les Baigneuses, 1853
Bertall, La terrible Savoyarde, 1853
Gustave Courbet, Les paysans de Flagey (Le retour de la foire), 1849-50
La Carmagnole
Gill, « Courbet avant la lettre »
Gustave Courbet, Les casseurs de pierre, 1849
Gustave Courbet, Les demoiselles des bords de la Seine (été), 1857