Paul Gauguin, Fernand Khnopff et Edvard Munch

Les Symbolistes à l´épreuve du réel

Une relation difficile, cachée et niée

Photographie et peinture au XIXe, III

Fernand Khnopff Du Silence, pastel sur papier ca, 1890
Fernand Khnopff Marguerite posant pour Du Silence aristotype d´aprés négatif vert, 1890

Paul Gauguin, Edvard Munch et Fernand Khnopff représentent, chacun à leur manière la quintessence d'un art nommé le Symbolisme ; un art de l'évanescence, de l'invisibilité et de l'intériorité. Quel peut-être le rôle dans ce contexte de la photographie, elle qui marque un retour si violent au réel?

​Gauguin collectionne les photographies d'œuvres occidentales et plus exotiques; il se crée une famille artistique qui devait jouer un rôle de substitut au réel et, paradoxalement, d´authentification de ses rêves. 

Munch, le peintre des états d´âme, du cycle de la vie et de la mort engagea un dialogue permanent entre peintures, photographies et caméra : un parcours à découvrir.

Khnopff, qui s´affichait pourtant publiquement contre la reconnaissance du statut artistique de la photographie, cachait un remarquable équipement photographique dans son atelier. Faut-il en déduire que cet excellent dessinateur trichait en copiant l'image photographique ? Réponse simpliste et limitée; son œuvre mérite de plus amples investigations.

​Cette troisième conférence sur la relation inavouée entre peinture et photographie investit la plus contre-nature des collaborations, à savoir : comment la photographie, gravure du réel, a-t-elle pu être mise au service de la transcendance de ce même réel ?

 La puissance de l'art au coeur du numérique       adh@artdhistoire.com

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