Paul Gauguin, Fernand Khnopff et Edvard Munch

Les Symbolistes à l´épreuve du réel

Une relation difficile, cachée et niée

Edvard Munch, L'enfant malade, 1885-86
Edvard Munh, Autoportrait, atelier de Skrubben à Kragerø, 1909-1910
Edvard Munch, Autoportrait, 1903
Paul Gauguin, Eve exotique,1890
Paul Gauguin, Autoportrait à la plage de Warnemünde,  peignant le triptyque des Ages de la vie et les Hommes au bain, 1907
Edvard Munch  Elizabeth Förster-Nietzsche 1906
Paul Gauguin,  Stéphane Mallarmé, 1891
Paul Gauguin, Poèmes sauvages, 1896
Paul Gauguin, Manuscrit dit du Louvre de Noa Noa, 1893-97 (détail)

Photographie et peinture au XIXe, III

Fernand Khnopff Du Silence, pastel sur papier ca, 1890
Fernand Khnopff Marguerite posant pour Du Silence aristotype d´aprés négatif vert, 1890

Paul Gauguin, Edvard Munch et Fernand Khnopff représentent, chacun à leur manière la quintessence d'un art nommé le Symbolisme ; un art de l'évanescence, de l'invisibilité et de l'intériorité. Quel peut-être le rôle dans ce contexte de la photographie, elle qui marque un retour si violent au réel?

​Gauguin collectionne les photographies d'œuvres occidentales et plus exotiques; il se crée une famille artistique qui devait jouer un rôle de substitut au réel et, paradoxalement, d´authentification de ses rêves. 

Munch, le peintre des états d´âme, du cycle de la vie et de la mort engagea un dialogue permanent entre peintures, photographies et caméra : un parcours à découvrir.

Khnopff, qui s´affichait pourtant publiquement contre la reconnaissance du statut artistique de la photographie, cachait un remarquable équipement photographique dans son atelier. Faut-il en déduire que cet excellent dessinateur trichait en copiant l'image photographique ? Réponse simpliste et limitée; son œuvre mérite de plus amples investigations.

​Cette troisième conférence sur la relation inavouée entre peinture et photographie investit la plus contre-nature des collaborations, à savoir : comment la photographie, gravure du réel, a-t-elle pu être mise au service de la transcendance de ce même réel ?